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De  1971 à 1975…

J’ai commencé à composer en février mars 1971.

En 1972 je rentre à la Fac de Musique et aux Conservatoire de Tours, pour le piano et l’écriture.
Je bénéficiais des encouragements de Jacques Albrespic. Il était alors le Directeur du Conservatoire et, en temps que compositeur, le dernier Grand Prix de Rome.
Il me fera rencontrer Alain Weber en 1973.
Je travaillerai ensuite avec Alfred Herzog qui lui succédera à la direction du Conservatoire.
En novembre 1974, je crée avec 3 copains de fac, 
le groupe “Piano Possibilités” : 
Philippe Haller, Pierre Rebours et Gabriel Poulard.

Il s’agissait de piano préparé.

Nous ferons un unique concert le 12 mars 1975, 
avec des pièces individuelles et collectives.

Ce même mois de mars, je découvrirai la 
musique répétitive, avec la pièce décrite ci-dessous.

Ce sera pour moi, la fin de cette période 
de piano préparé…
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Le Jeudi 11 mars 1976 à  21 h 15, dans les locaux de la faculté de musique de  TOURS, je jouais pour la 1ère fois en public 5 pièces de musique répétitive pour le piano. J’étais encore étudiant en licence à l’Université, et au Conservatoire. 

J’avais composé la première de ces pièces (pompeusement intitulée «opus 1») en mars 1975. 
Elle n’a pas été enregistrée, mais vous pouvez imaginer à quoi elle ressemblait : pour l’exécuter, il faut jouer 11 fois  à tempo lent le LA grave du piano (on garde la pédale  jusqu’à la fin de la pièce), puis ajouter le SI bémol (11 fois le la et le si bémol !), et continuer ainsi, en ajoutant les notes une à une. Il arrive un moment ou il n’y pas assez de doigts ! Il faut continuer en jouant des clusters avec le plat de la main.  On doit pouvoir ainsi finir par couvrir à peu près 2 octaves (selon la taille des mains !). Quand on ne peut plus aller plus aigu, il ne reste plus qu’à redescendre en enlevant les notes l’une après l’autre, jusqu’à retrouver le la grave initial !L’exécution prend un quart d’heure.

Ces 5 pièces marquent le début de ma période répétitive. Il me faudra cependant quelques années avant d’intégrer de manière intuitive dans ma composition, les procédés que je découvrais alors…

La pièce pour piano qui marquera le début de cette autre période s’appelle Chorea…